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  • Trois questions à Vincent Favier, Président Directeur Général d'Ecoslops
    édité le 02/11/2020

Quelle est l’activité d’Ecoslops?

Ecoslops recycle des résidus hydrocarburés en nouveaux carburants et bitume léger conformes aux spécifications internationales. L’entreprise fonctionne sur un modèle d’économie circulaire, qui permet de redonner une valeur à ces déchets, et de ainsi de rendre la filière de collecte et de traitement rentable et durable. Les résidus traités sont principalement d’origine maritime (slops et sludges) mais proviennent également de contaminats terrestres, de nettoyage de cuves ou de pipeline, ou encore de mix accidentels. Récemment Ecoslops a développé une version miniaturisée et automatisée de sa technologie innovante, également capable de traiter les huiles de vidange : Le Mini-P2R.

Vous venez d’obtenir un contrat pour la raffinerie SARA en Martinique, en quoi consiste-t-il ?

Les Antilles françaises, comme d’autres ports isolés, font face à un problème de traitement des déchets dangereux, et notamment des huiles de vidange usagées : Les résidus hydrocarburés sont envoyés pour traitement en métropole, et le carburant est importé. La solution est coûteuse et génère une quantité non négligeable de CO2 lié au transport. Nous avons signé avec la SARA et E-Compagnie une lettre d’intention pour l’installation d’une unité Mini-P2R, qui va permettre de traiter les huiles de vidange usagées localement, et de générer, sur place, de nouveaux carburants pour les besoins locaux.

Quelles autres installations avez-vous déjà réalisées ?

Ecoslops opère une unité de traitement industrielle d’une capacité de 30 000 tonnes annuelles depuis 2015 à Sinès au Portugal. Notre deuxième unité, d’une capacité similaire, est en cours de construction sur la Plateforme de La Mède du Groupe Total près de Marseille pour une ouverture prévue au premier semestre 2021, et les études pour notre 3ème unité, d’une capacité de 60 000 tonnes, sont en cours à Anvers. Plusieurs lettres d’intention ont également été signées pour des Mini-P2R (d’une capacité de 3 000 à 6 000 tonnes/an), notamment pour des implantations à Agadir au Maroc et dans le port de Kribi au Cameroun. Ces nouvelles unités, permettant de traiter et de produire localement y compris dans les endroits isolés, permettront d’éviter nombre de pollutions dans les océans et les cours d’eau où finissent encore trop souvent les huiles de vidange usagées et les résidus hydrocarburés.

Propos recueillis par Jean-Guy Debord


 
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