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  • Mozambique LNG : TotalEnergies publie sa réponse complète au journal Le Monde
    édité le 10/10/2023 - Plus de news de "TotalEnergies" - Voir la fiche entreprise de "TotalEnergies"


Mozambique LNG : TotalEnergies publie sa réponse complète au journal Le Monde
Le journal Le Monde a publié le 10 octobre 2023 un article consacré au projet Mozambique LNG. Des réponses circonstanciées ont été apportées aux questions posées par la journaliste. Compte tenu de la reprise quasi nulle de nos éléments de réponses dans l’article, et dans un souci de transparence, la Compagnie a décidé de les publier en intégralité.

1. S’exprimant devant des investisseurs, le 27 octobre, au sujet du projet, le PDG de TotalEnergies, Patrick Pouyanné, a déclaré que « La situation sécuritaire s’est clairement améliorée », laissant entrevoir, comme annoncé avant l’été, une reprise des travaux sur le site d'Afungi avant la fin de l’année. Est-ce effectivement le cas ?
Avez-vous une date en tête, sachant que selon la presse locale, les prestataires de services de la filiale mozambicaine de TotalEnergies sont déjà, pour certains, retournés sur le site et en action ?


Pour rappel, les partenaires du projet Mozambique LNG sont Total E&P Mozambique Area 1 Limitada (26,5%), ENH Rovuma Área Um, S.A. (15%), Mitsui E&P Mozambique Area1 Limited (20%), ONGC Videsh Rovuma Limited (10%), Beas Rovuma Energy Mozambique Limited (10%), BPRL Ventures Mozambique B.V. (10%), et PTTEP Mozambique Area 1 Limited (8,5%).

Compte tenu de l’évolution de la situation sécuritaire dans le nord de la province du Cabo Delgado, le projet Mozambique LNG a déclaré la Force Majeure en avril 2021.

Il convient de rappeler que le conflit dans la province du Cabo Delgado a des origines antérieures aux projets de développement gazier et prend racine dans de nombreux facteurs qui ne sont pas liés au projet Mozambique LNG.

Le rétablissement de la sécurité dans la région relève du gouvernement du Mozambique, il s’agit d’une prérogative d’un Etat souverain.

Grâce aux efforts engagés par l’Etat du Mozambique, avec l’appui des pays de la Communauté de développement de l'Afrique australe et du Rwanda, la situation sécuritaire s’est sensiblement améliorée dans la province du Cabo Delgado depuis 2021 et les activités terroristes sont en nette régression.

Mozambique LNG exerce une veille constante sur la situation sécuritaire, notamment à l’aide d’experts internes et externes. Plusieurs audits ont été diligentés, lesquels ont confirmé l’amélioration significative de la situation sécuritaire dans la région de Cabo Delgado. Compte tenu de ces analyses, l’objectif des partenaires de Mozambique LNG est de redémarrer le projet avant la fin de l'année, sous réserve des discussions en cours avec les contractants et les sous-traitants de ceux-ci.

La décision de redémarrer le projet est soumise à la condition de pouvoir mener à son terme le projet dans de bonnes conditions de sécurité. Cette position est partagée par tous les partenaires de Mozambique LNG.

Les activités actuelles sur site se limitent au renforcement des infrastructures de sécurité et l’amélioration des voies d’accès.

Par ailleurs, Mozambique LNG met en œuvre un important programme d’actions socio-économiques à destination des populations locales afin de favoriser le développement économique local et de contribuer à la stabilisation de la zone (dans son ensemble), et d'apporter un soutien aux communautés locales. Ces programmes socio-économiques destinés au Cabo Delgado font tous partie de l'initiative Pamoja Tunaweza.

Ce programme d’actions socio-économiques a pris le relai de l’aide humanitaire d’urgence déployée très rapidement par Mozambique LNG après l’attaque de la ville de Palma, en particulier par la fourniture de nourriture.

2. Sur quels éléments objectifs se fonde l’analyse de risques de M. Pouyanné ?

Ainsi que nous l’avons indiqué dans la réponse 1, Mozambique LNG suit très attentivement la situation dans le Cabo Delgado en liaison avec les autorités et en s’appuyant sur l’analyse d’experts internes et externes spécialistes en matière de sécurité.

3. A quoi ressemblera le dispositif de sécurité autour du site d’Afungi et aux environs, tant en termes d’organisation (personnel de sécurité de Total, recours à l’armée mozambicaine, sociétés de sécurité privée etc.) que d’effectifs et de périmètre couvert ?

Le site d’Afungi est placé sous la protection des forces de sécurité gouvernementales. Mozambique LNG ne communique pas de détails sur le dispositif permettant de sécuriser le site de Mozambique LNG. Les mesures prises sont conformes aux engagements de la compagnie TotalEnergies en termes de respect des Droits Humains (Principes directeurs relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme ; VPSHR ou Principes volontaires sur la sécurité et les droits humains).

4. Quel bilan dressez-vous de l’attaque lancée le 24 mars 2021 sur Palma et ses environs par le groupe terroriste Al-Shabab affilié à l’Etat islamique, qui a fait plus de 1100 morts ou portés disparus parmi la population civile (dont des employés des prestataires de service travaillant pour « Mozambique LNG », recrutés par le principal sous-traitant de TotalEnergies, CCSJV) ?

Même s’il n’existe pas à notre connaissance de recensement officiel du nombre de décès et de portés disparus parmi la population civile lors de l’attaque qui s’est déroulée dans la ville de Palma, ville voisine du projet situé sur le site d’Afungi, il est exact que cette attaque terroriste a fait de nombreuses victimes et a conduit une partie de la population civile à fuir.

Mozambique LNG a dans l’urgence apporté son assistance et un concours humain et matériel important aux opérations de soin et d’évacuation de la population civile (cf. réponse à la question 5 ci-dessous).

5. Deux questions sont soulevées à ce sujet par des ONG et des avocats spécialisés dans la défense des droits de l’homme, portant sur les responsabilités de TotalEnergies envers l’ensemble des sous-traitants du projet et la population locale, dans le cadre de cette attaque : pourquoi, alors que la menace terroriste n’avait cessé de se renforcer en 2020, TotalEnergies et sa filiale mozambicaine se sont-ils concentrés sur la seule évacuation du personnel du groupe (évacué après deux attaques proches du site d’Afungi, le 29 décembre), sans élaborer de plan d'évacuation pour les sous-traitants ?

Vos informations sont inexactes.

Le plan d’évacuation mis œuvre en mars 2021 après l’attaque de la ville de Palma, a concerné l’ensemble du personnel travaillant sur le site d’Afungi, y compris le personnel des contractants de Mozambique LNG et de leurs sous-traitants.

Il est important de préciser que suite à l’augmentation de la menace terroriste, le nombre de personnel de Mozambique LNG, de ses contractants et des sous-traitants de ceux-ci avait été réduit de façon significative début 2021. Le personnel de Mozambique LNG et des contractants et leurs sous-traitants restant mobilisé était logé sur le site d’Afungi et avait pour instruction – pour des raisons de sécurité – de rester à l’intérieur du site en toutes circonstances.

Lors de l’attaque de la ville de Palma, et d’après les informations dont nous disposons, l’ensemble du personnel de Mozambique LNG et des contractants et des sous-traitants de ceux-ci ont été évacués, ainsi que de nombreux civils.

Environ 2 500 personnes, pour la moitié du personnel de Mozambique LNG et de ses sous-traitants et pour l’autre moitié des civils fuyant la zone des combats, ont ainsi été évacués à partir du site d’Afungi, principalement par voie maritime. Un ferry mobilisé par Mozambique LNG a été utilisé pour procéder à ces évacuations, qui ont nécessité une mobilisation de moyens exceptionnels au vu des circonstances.

6. En outre, pourquoi une fois l’attaque du 24 mars 2021 lancée, TotalEnergies a-t-il refusé de fournir du carburant à la société de sécurité privée Sud-africaine DAG, qui était en contrat avec le gouvernement du Mozambique et avait pris l’initiative d’organiser des missions de sauvetage par hélicoptère des personnes réfugiées dans un hôtel près de Palma (l’Hôtel Amarula) et en danger de mort (dont des sous-traitants du projet), et au-delà, de la population locale ?

Dès le début des attaques et l’évaluation de la situation, Mozambique LNG a apporté son aide et assistance aux autorités mozambicaines, notamment en fournissant du carburant pour les appareils utilisés dans les opérations d’évacuation et de sauvetage.

La piste d’atterrissage du site d’Afungi a été utilisée par les autorités mozambicaines ainsi que par les organisations internationales présentes sur les lieux pour procéder à des évacuations par voie aérienne.

Le personnel de Mozambique LNG a distribué de l’eau et des vivres aux civils s’étant réfugiés aux portes du site d’Afungi.

Le personnel médical de Mozambique LNG a été mobilisé pour apporter une aide médicale d’urgence aux civils blessés évacués par air et par mer à partir du site d’Afungi. L’hôpital du site a également été mis à disposition. Mozambique LNG a par ailleurs évacué de nombreux civils par voies maritime et aérienne, notamment par un ferry mobilisé par le projet, comme cela est indiqué ci-dessus. Des moyens exceptionnels pour une entreprise ont été mobilisés pour faire face à la situation.

Concernant les personnes réfugiées à l’hôtel Amarula, comme indiqué en réponse 4, instruction avait été donnée à l’ensemble du personnel de Mozambique LNG, de ses contractants et des sous-traitants de ceux-ci d’être logés à l’intérieur du site d’Afungi. D’après les informations à notre disposition, ces instructions ont été répercutées par les contractants de Mozambique LNG à leurs employés et à leurs sous-traitants et aucun contractant n’a informé Mozambique LNG de la présence de salariés réfugiés à l’hôtel Amarula.

S’agissant de la société de sécurité privée sud-africaine DAG, celle-ci avait été contractée par le gouvernement du Mozambique pour des missions de sécurité offensives, de nature militaire, contre les groupes terroristes dans le Nord du Mozambique. La sécurité du site d’Afungi reposait, pour sa part, sur les forces de sécurité gouvernementales.
Dans le courant de l’année 2020, plusieurs ONG ont dénoncé des exactions contre la population civile imputées à DAG. C’est dans ce contexte d’allégations graves, que Mozambique LNG a pris la décision qu’aucune contribution ni aucun soutien ne seraient apportés aux opérations conduites par DAG.

7. Que répondez-vous aux questions posées ? Les faits sont-ils exacts, autrement dit :

1/ D’une part, est-il exact que Total et sa filiale n’avaient pas prévu de tel plan d’évacuation pour les sous-traitants et en coordination avec eux ? L’évacuation de l’ensemble des travailleurs sur le projet n’était-elle pas de la responsabilité du groupe, alors que M. Pouyanné avait déclaré le 21 février 2020 que « (ma) priorité absolue est la sécurité, non seulement de (notre personnel), mais aussi de celui de (nos) partenaires qui travaillent on shore au Mozambique » et qu’il s’était personnellement employé à le renforcer les mesures de sécurité autour du site d’Afungi (appel à l’armée) ?

2/ D’autre part, est-il exact que vous avez refusé de fournir le carburant demandé à la société DAG ? Si tel est le cas, qui a pris la décision et le siège à Paris y-a-il été associé ? Et pour quelle raison, sachant que ces opérations ont permis de sauver plusieurs centaines de personnes mais ont été stoppées pour un temps par manque de fuel ? Un convoi de voitures tentant de fuir par la route a été pris en embuscade, faisant plusieurs morts.

Mozambique LNG a géré la crise localement et a pris les mesures qui s’imposaient dans l’urgence. Pour plus de détails, voir les réponses précédentes, questions 4-5-6.

8. Plus largement, quelles actions avez-vous entreprises au moment où est survenue l’attaque du 24 mars 2021 ?

Mozambique LNG a appliqué les procédures en matière de sécurité, incluant le plan d’évacuation pré-établi.
En outre, Mozambique LNG est allée au-delà de ces procédures, compte-tenu du caractère exceptionnel de la situation, en particulier en assurant l’évacuation de nombreux civils et en fournissant une aide d’urgence aux civils venus se réfugier à l’entrée du site.
Voir également la réponse à la question 6

9. Pourquoi ne pas avoir suspendu le projet dès la fin 2020, notamment après la décision d’évacuer le personnel de TotalEnergies face au renforcement des attaques terroristes ? Puis la décision des Etats-Unis, le 10 mars 2021, d’inscrire Al-Shabab sur la liste des organisations terroristes ne plaidait-elle pas pour une telle suspension, finalement intervenue après l’attaque du 24 mars 2021, en avril suivant?

Voir réponse 5.

À propos de TotalEnergies

TotalEnergies est une compagnie multi-énergies mondiale de production et de fourniture d’énergies : pétrole et biocarburants, gaz naturel et gaz verts, renouvelables et électricité. Ses 105 000 collaborateurs s'engagent pour une énergie toujours plus abordable, propre, fiable et accessible au plus grand nombre. Présent dans plus de 130 pays, TotalEnergies inscrit le développement durable dans toutes ses dimensions au cœur de ses projets et opérations pour contribuer au bien-être des populations.


Origine : Communiqué TotalEnergies

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