Archive pour la catégorie ‘Actualité’

La règlementation des dépôts pétroliers évolue

Mercredi 17 novembre 2010

L’arrêté relatif aux dépôts pétroliers est parue au JO du 16 novembre 2010.
Il est consultable et téléchargeable à cette adresse:

http://www.euro-petrole.com/re_02_details_article.php?idArticle=288
Il n’y a plus de préconisation pour la protection des installations contre l’incendie qui sont sous l’entière responsabilité de l’exploitant, voir article 43: « L’exploitant définit la stratégie et les moyens lui permettant de lutter contre un éventuel incendie susceptible de survenir dans son établissement ».
L’arrêté prend maintenant en compte les réservoirs à double paroi (article 8 ).
Le texte est à regarder précisément pour son application pour les installations existantes, certains articles ne sont pas applicables, d’autres avec un délai variable de 6 mois à 5 ans.
Le texte fait également référence à la maintenance et l’entretien des installations avec des inspections tous les 5 ans.
L’arrêté du 4 octobre 2010, consultable et téléchargeable à cette adresse:

http://www.euro-petrole.com/re_02_details_article.php?idArticle=289

définit le programme pour la réalisation de l’état initial (avant le 30 juin 2011) et des opérations d’inspection sur les réservoirs.

Le raffinage en Europe a-t-il de l’avenir?

Dimanche 28 février 2010

L’UFIP lors de sa réunion annuelle a confirmé une surcapacité importante de raffinage en Europe, 15 raffineries devront être fermées. Outre la raffinerie des Flandres pour TOTAL, 5 raffineries sont prévues fermées en Italie et 2 au Royaume Uni.

Les investissements dans les raffineries sont importants, pour produire davantage de gas-oil au détriment de l’essence difficilement exportable actuellement vers les Etats-Unis pour cause de crise, pour respecter les nouvelles règles environnementales et suite au plan de modernisation des installations industrielles arrêté par Jean-Louis Borloo et Chantal Jouanno, en janvier 2010. A noter toutefois que la raffinerie de Flandres est la raffinerie la plus récentes en France (mise en service 1973).

Plusieurs raffineries sont en construction dans les pays producteurs, Arabie, Algérie, Koweït, Nigeria, ce qui prépare une délocalisation du raffinage sur les sites de production. Un dépôt pétrolier de grosse capacité (Plus de 1 000 000 m3) est envisagé dans le secteur de l’Etang de Berre pour recevoir des produits finis importés avec des conséquences inévitables sur les 4 raffineries de la région.

Vous pouvez donner votre avis sur l’avenir du raffinage en Europe dans le sondage sur la page d’accueil.

Taxe carbone, une taxe de plus ou une incitation à moins polluer?

Jeudi 13 août 2009

pollution1La France s’est engagée à diviser ses émissions par quatre d’ici à 2050 et, avec l’Union européenne, à les réduire de 20 % en 2020. Le rapport de Michel Rocard définit le principe et les différentes modalités d’application d’une taxe carbone pour théoriquement arriver à ces objectifs.

Aujourd’hui tous les efforts de réduction des émissions portent sur les grandes infrastructures industrielles, soumises au système des quotas européens et exposées à la concurrence internationale. La taxe carbone, ou Contribution climat énergie (CCE), permettrait de répartir les efforts de lutte contre les émissions de gaz à effet de serre sur l’ensemble de l’économie.

La taxe carbone s’appliquera aux consommations d’énergies fossiles – pétrole, gaz, charbon – des ménages et des entreprises. L’électricité produite par les énergies nucléaire et hydraulique, qui produisent près de 90 % de l’électricité en France, n’émettent pas de gaz à effet de serre ne devrait logiquement pas être impacté par cette taxe. Michel Rocard y est favorable, soulignant que lors des pics de consommation, le soir en hiver par exemple, les producteurs font appel aux centrales au gaz et au charbon, très polluantes. Le rapport recommande d’étudier la mise en place d’une nouvelle grille tarifaire intégrant l’empreinte écologique et différenciée en fonction des périodes de la journée.

Tous les émetteurs de CO2 sont concernés, les ménages comme les entreprises à l’exception des secteurs industriels les plus polluants comme la sidérurgie, la cimenterie et la papeterie, qui sont déjà contraints par des quotas d’émission sur le marché des droits à polluer. Ils sont responsables d’environ 30 % des émissions de gaz à effet de serre en France. La contribution climat énergie (CCE) couvrirait donc les 70 % des émissions restantes pour moitié à charge des ménages et l’autre des entreprises. Les experts estiment que pour être efficace, le prix de la tonne de CO2 devra atteindre 100 € en 2030. Sur cette base, la toute première contribution a été fixée à 32 € la tonne, celle-ci devant ensuite augmenter de 5 % par an pour atteindre 50 € la tonne en 2020, puis 100 € en 2030.

Sur la base d’une tonne de CO2 à 32 €, la taxe carbone porterait sur le carburant et sur les modes de chauffage avec une augmentation de 7 à 6 centimes à la pompe, le gaz serait lui augmenté de 15% environ ce qui coûterait entre 170 et 300 € par an en moyenne aux ménages. L’Etat lui empocherait 8 milliards d’euros.

Il reste encore de nombreuses questions avant l’application de cette taxe :

- Exonération de certains secteurs, suppression de la taxe professionnelle,

- Utilisation des sommes perçues,

- Chèque vert remis aux ménages les plus modestes,

- Taxation ou exonération de l’électricité produite en majorité à partir du nucléaire,,

- Incidence de la taxe sur les changements de comportement : il faudra toujours se déplacer et se chauffer en hiver,

- 32€ pour les ménages et 15€ pour les entreprises au niveau européen, est-ce normal ? Faut-il aligner ces 2 taxes ?

- Pourquoi pas de décision européenne sur ce sujet ?

- Cette taxe n’est elle pas un solution de protection à l’importation ?

- Réaction des agriculteurs, pêcheurs, routiers,…

Nous avons mis en ligne un sondage sur la taxe carbone :

Pensez-vous que la taxe carbone va dissuader les entreprises et les particuliers d’utiliser des énergies fortement polluantes ?

Télécharger le rapport de M. Rocard

TOTAL augmente sa présence dans l’exploitation des sables bitumineux au Canada

Dimanche 1 février 2009

alberta-190Total a annoncé que sa filiale Total E&P Canada Ltd a lancé une OPA visant à acquérir la totalité du capital de la société UTS Energy Corporation (UTS), cotée à la bourse de Toronto, au prix de 1,3 dollars canadiens par action, soit un montant total de près de 617 millions de dollars canadiens (environ 380 millions d’euros). Cette offre, intégralement en numéraire, représente une prime d‘environ 57 % sur le cours de clôture d’UTS du 27 janvier 2009 et environ 51 %.

Cette acquisition permet à TOTAL de se renforcer dans les sables bitumineux canadiens. Notamment en Alberta, dans le “triangle d’or” de l’Athabasca. Le principal actif d’UTS est une participation de 20% dans le projet Fort Hills, dont la dernière estimation des ressources du projet est d’environ 4 milliards de barils de bitume qui seront exploitées par extraction minière à ciel ouvert à partir de 2013.

Cette acquisition fait partie avec le nucléaire de la nouvelle stratégie de diversification de TOTAL .

Cette opération mise sur une augmentation des cours nécessaires pour rentabiliser les coûts d’extractions et de traitement des sables bitumineux, actuellement de 80$ le baril environ.

Par ailleurs, l’expansion effrénée des projets d’exploitation des sables bitumineux entraîne d’énormes coûts environnementaux, causant des dommages aux terres, à l’air, à l’eau, aux forêts et au climat avec un bilan écologique très défavorable.

Faut-il s’attendre à une pénurie de gaz en début 2009?

Vendredi 2 janvier 2009

manifoldLe 1er janvier à 10 h Gazprom a annoncé l’interruption de ses livraisons de gaz à l’Ukraine après l’échec des négociations sur le prix du gaz.

La dette de la société gazière Ukrainiène Naftogaz à Gazprom  s’élève à 2,1 milliards de dollars. De plus, Gazprom voulait réajuster son prix de livraison de 179,5$ les 1000 m3 en 2008 à 250$ pour 2009 ce qui reste très inférieur au 418$ pour le gaz livré à l’Union Européenne. Dans un communiqué du 1er janvier GAZPROM indique que le prix du gaz livré à l’Ukraine sera désormais le même que celui livré à l’UE.

L’UE européenne est très dépendante du gaz Russe, et suivant la réaction de l’Ukraine: blocage des pipes vers l’UE ou soutirage du gaz au passage, nous risquons de subir des perturbations dans la livraison de gaz dans le 1er trimestre 2009 et une pénurie possible. Cette situation ne va pas dans le sens d’une baisse prochaine du prix du gaz.

Voila un premier test pour la République Tchèque qui assure la présidence du conseil de l’UE depuis 1er janvier. Le 8 janvier doit avoir lieu à Bruxelles un débat sur la «sécurité énergétique», source potentielle de divisions chez les Vingt-Sept. L’Allemagne, la France, l’Italie ou l’Autriche refusent de se voir dicter par l’Europe leurs relations énergétiques avec la Russie. À l’inverse, les nouveaux États membres, dont la République tchèque, très dépendants du gaz russe, attendent de l’Europe qu’elle les protège de Moscou.

L’OPEP applique une double peine à ses membres

Dimanche 21 décembre 2008

opecMercredi 17 décembre les membres de l’OPEP réunis exceptionnellement à Oran ont décidés un baisse de 2,2 millions de barils par jour après une baisse identique en septembre, mais en réalité à moitié réalisée. Cette annonce prévue depuis plusieurs semaines n’a eu aucune influence sur les marchés qui ont continués à se replier jusqu’à 33,87$ vendredi 19.

L’OPEP a bien conscience que dans la situation actuelle avec des stocks américains au plus haut et le ralentissement économique n’orientera pas les cours à la hausse.

La baisse décidée devrait porter la production de 29 millions de t en septembre à 24,8 millions en janvier 2009, sous réserve que tous les membres appliquent cette décision ce qui est raremant le cas. Le Nigéria a l’habitude de dépasser les quotas et menace de quitter le quartel.

L’OPEP ne représente que 42% de la production mondiale, et les autres pays producteurs: Norvège, Russie, Mexique…, n’ont pas l’intention de refermer les vannes.

Les divers membres du quartel sont touchés de manière différentes par la chute actuelle des cours. Les coûts plancher dont certains peuvent s’accommoder varie en fonction des coûts d’extraction, de la dépendance économique au pétrole et de la situation économique de chaque pays.  Les pays les plus pétro-dépendants: Vénézuela, Iran, Nigéria, Algérie, redoutent de subir une double peine: baisse des cours et baisse de la production.

L’OPEP décide de ne pas diminuer sa production, pour l’instant

Dimanche 30 novembre 2008

opecAvec des prix du brut en dessous de 50$ le baril, on aurait pu supposer que l’OPEP fermerait le robinet le plus tôt possible. Certains de ses membres comme l’Iran, le Nigéria  et le Venezuela disent que leurs économies nationales soufrent terriblement de cette baisse des cours.

L’OPEP réunie samedi 29 novembre a reporté sa décision sur la diminution de la production.

Cette décision est favorable pour les grandes économies occidentales, la Chine et L’Inde. Des prix du pétrole plus élevés pousseraient les pays fragilisés par la crise dans une récession plus profonde.

L’Arabie Saoudite souhaiterait une élévation des prix de 20$ pour amener le prix du baril à un prix raisonnable autour de 75$  qui éviterait de geler les investissements dans le secteur et qui mènerait à une crise des approvisionnements dans l’avenir.

Le Président de l’OPEP, Chakib Khelil a déclaré que l’organisation « accepte de prendre le 17 décembre, lors de la prochaine réunion de l’OPEP à Alger, toutes les mesures nécessaires de façon à ajuster l’offre à la demande pour réaliser la stabilité du marché ».

La  non décision de l’OPEP sera peut-être la seule bonne nouvelle économique de cette fin d’année au moins jusqu’au 17 décembre.