Le supercarburant 95-E10 est disponible dans les stations services depuis le 1er avril 2009

3 mai 2009

pistolet-elfLe supercarburant 95-E10, nouveau carburant pouvant contenir jusqu’à 10 % en volume d’éthanol est progressivement distribué dans les stations-service depuis le 1er avril 2009. L’objectif est qu’il soit disponible dans 75% des stations services fin 2009.

Environ 60% des véhicules en circulation sont compatibles avec ce carburant. La liste des véhicules compatibles est disponible sur le site du MEDDAT (Ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement Durable et de l’Aménagement du Territoire). Pour les véhicules qui ne figurent pas sur cette liste, il est conseillé de continuer à utiliser les supercarburants 95 ou 98, dont la distribution sera maintenue.

Cet agrocarburant, qui doit diversifier les sources d’énergie et participer au soutien de la filière des agrocarburants française doit remplacer à terme le SP95, mais il suscite réserves et polémiques de la part des associations écologiques.
Le porte-parole de FRANCE NATURE ENVIRONNEMENT indique : «  L’E 10 n’est bon ni pour la planète, ni pour le portefeuille. L’ E10 coûtera sans doute le même prix que le SP 95 actuel mais il en faudra davantage pour rouler autant… En réalité, l’E 10 est une offre inutile à une demande inexistante, le tout pour un résultat négatif ».

Notre nouveau sondage:

Pensez-vous que le supercarburant 95-E10 qui pourra contenir 10% d’éthanol est une bonne solution pour la planète?

Résultat du sondage sur l’utilisation des profits de TOTAL

3 mai 2009

total

A la publication des résultats de TOTAL pour l’année 2008 nous avons publié un sondage sur l’utilisation de ces bénéfices exceptionnels, par leur montant et au sens qu’ils ne sont pas prêts de se reproduire.

Les résultats sont les suivants:

- Recherche pétrolière dans le monde: 22,6%

- Investissements en France dans le raffinage et la distribution: 11,2%

- Participation au plan de relance par une taxe: 8,8%

- Réorientation des investissements en faveur des énergies renouvelables: 48,8%

- Investissement dans l’énergie nucléaire en France: 8,6%

Pour la recherche pétrolière, le TOTAL poursuit sa présence en Argentine, Royaume-Uni, Azerbaïdjan, Libye, Nigeria, Congo, Yémen, Thaïlande, et Brunei. TOTAL renforce également sa présence en Amérique du nord dans les schistes bitumineux par l’acquisition de 50% de American Shale Oi. L’OPA sur UTS Energy Corporation a elle échouée. TOTAL a également prévu de faire croitre ses productions de GNL a un rythme soutenu au Yemen, au Qatar, en Australie et en Russie sur le champ de Shtokman. Des participations sont également prévues dans des projets de liquéfaction en Inde au Mexique et aux Etats-Unis. Des investissements en France ont été réalisés dans la chimie à Gonfreville, et de gros investissements sont prévus pour 2010-2011 dans la raffinerie de Normandie.

TOTAL a annoncé son intention d’obtenir une participation dans la deuxième centrale nucléaire de type EPR en France. Cette participation viendrait compléter la création d’un consortium avec AREVA et GDF SUEZ afin de répondre le moment venu à l’appel d’offres des Emirats Arabes Unis qui souhaitent développer une production d’électricité à partir d’énergie nucléiare.

Pour les énergies renouvelables les investissements sont marginaux avec des participations dans des sociétés développant des équipement dans le solaire photovoltaïque. Total projette, en partenariat avec GDF Suez, d’implanter dans la région de Carling en Moselle, une unité de fabrication de plaquettes de silicium destinées à l’industrie photovoltaïque.

Après l’annonce de la suppression de 555 emplois dans les branches chimie et raffinage, TOTAL a précisé que les investissements envisagés en France génèreront plus de 1 000 emplois par an en moyenne, entre 2009 et 2011, ce qui aura un impact important sur l’activité économique et l’emploi des régions concernées.

En résumé les investissements sont surtout orientés dans la recherche et la production pétrolière, c’est à dire hors de France ce qui n’est pas vraiment en ligne avec les résultats du sondage, mais somme toute ce n’est peut-être que logique pour une société qui fait le maximum de bénéfices à l’étranger.  Pour les investissements dans les énergies renouvelables significatifs , il va falloir attendre les prochaines années, sous réserve toutefois de résultats positifs.

TOTAL augmente sa présence dans l’exploitation des sables bitumineux au Canada

1 février 2009

alberta-190Total a annoncé que sa filiale Total E&P Canada Ltd a lancé une OPA visant à acquérir la totalité du capital de la société UTS Energy Corporation (UTS), cotée à la bourse de Toronto, au prix de 1,3 dollars canadiens par action, soit un montant total de près de 617 millions de dollars canadiens (environ 380 millions d’euros). Cette offre, intégralement en numéraire, représente une prime d‘environ 57 % sur le cours de clôture d’UTS du 27 janvier 2009 et environ 51 %.

Cette acquisition permet à TOTAL de se renforcer dans les sables bitumineux canadiens. Notamment en Alberta, dans le “triangle d’or” de l’Athabasca. Le principal actif d’UTS est une participation de 20% dans le projet Fort Hills, dont la dernière estimation des ressources du projet est d’environ 4 milliards de barils de bitume qui seront exploitées par extraction minière à ciel ouvert à partir de 2013.

Cette acquisition fait partie avec le nucléaire de la nouvelle stratégie de diversification de TOTAL .

Cette opération mise sur une augmentation des cours nécessaires pour rentabiliser les coûts d’extractions et de traitement des sables bitumineux, actuellement de 80$ le baril environ.

Par ailleurs, l’expansion effrénée des projets d’exploitation des sables bitumineux entraîne d’énormes coûts environnementaux, causant des dommages aux terres, à l’air, à l’eau, aux forêts et au climat avec un bilan écologique très défavorable.

Résultat du sondage: baisse du pétrole, bonne ou mauvaise nouvelle?

1 février 2009

prix-totalLorsque nous avons mis ce sondage en ligne le cours du pétrole était à 50$ le baril et la crise financière laissait présager une crise économique. Au début du sondage les réponses ont été favorables à une bonne nouvelle à plus de 60%. Le maintien d’un niveau de prix bas confirmant une crise économique durable a inversé la tendance et fin janvier, avec un cours du baril à 42$,  le résultat du sondage est le suivant:

Bonne nouvelle: 49%

Mauvaise nouvelle: 51%

Les experts économistes voient le prix du pétrole osciller autour de 40$ en 2009  ce qui devrait soutenir la relance. Ce sera probablement la seule bonne nouvelle de l’année 2009. La limitation de la production des pays producteurs membres de l’OPEP  a été suivie à 75%, mais n’a pas eu de répercutions sensibles sur les prix.

La remontée des cours sera synonyme de reprise de l’activité économique et de sortie de crise.

Plus de 3000 billets d’actualité sur le site Europétrole

18 janvier 2009

news-europetrole-150Le site Europétrole a été créé en 2000 puis remodelé en 2003 et en août 2007 dans sa forme visible à ce jour.

En janvier 2004 nous avons décidé d’archiver l’actualité des entreprises françaises et internationales des secteurs pétroliers et parapétroliers.

A ce jour plus de 3000 billets d’actualité ont été archivés. Nous mettons gratuitement à la disposition des entreprises, journalistes, étudiants, enseignants cette base de donnée qui représente 5 années de communiqués d’entreprises du secteur.

Les recherches peuvent être effectuées par mots clés, date, entreprise et par théme en utilisant le nuage de tags triés en fonction de leur popularité.

Pour consulter les communiqués

Pour rechercher un communiqué

Faut-il s’attendre à une pénurie de gaz en début 2009?

2 janvier 2009

manifoldLe 1er janvier à 10 h Gazprom a annoncé l’interruption de ses livraisons de gaz à l’Ukraine après l’échec des négociations sur le prix du gaz.

La dette de la société gazière Ukrainiène Naftogaz à Gazprom  s’élève à 2,1 milliards de dollars. De plus, Gazprom voulait réajuster son prix de livraison de 179,5$ les 1000 m3 en 2008 à 250$ pour 2009 ce qui reste très inférieur au 418$ pour le gaz livré à l’Union Européenne. Dans un communiqué du 1er janvier GAZPROM indique que le prix du gaz livré à l’Ukraine sera désormais le même que celui livré à l’UE.

L’UE européenne est très dépendante du gaz Russe, et suivant la réaction de l’Ukraine: blocage des pipes vers l’UE ou soutirage du gaz au passage, nous risquons de subir des perturbations dans la livraison de gaz dans le 1er trimestre 2009 et une pénurie possible. Cette situation ne va pas dans le sens d’une baisse prochaine du prix du gaz.

Voila un premier test pour la République Tchèque qui assure la présidence du conseil de l’UE depuis 1er janvier. Le 8 janvier doit avoir lieu à Bruxelles un débat sur la «sécurité énergétique», source potentielle de divisions chez les Vingt-Sept. L’Allemagne, la France, l’Italie ou l’Autriche refusent de se voir dicter par l’Europe leurs relations énergétiques avec la Russie. À l’inverse, les nouveaux États membres, dont la République tchèque, très dépendants du gaz russe, attendent de l’Europe qu’elle les protège de Moscou.

L’OPEP applique une double peine à ses membres

21 décembre 2008

opecMercredi 17 décembre les membres de l’OPEP réunis exceptionnellement à Oran ont décidés un baisse de 2,2 millions de barils par jour après une baisse identique en septembre, mais en réalité à moitié réalisée. Cette annonce prévue depuis plusieurs semaines n’a eu aucune influence sur les marchés qui ont continués à se replier jusqu’à 33,87$ vendredi 19.

L’OPEP a bien conscience que dans la situation actuelle avec des stocks américains au plus haut et le ralentissement économique n’orientera pas les cours à la hausse.

La baisse décidée devrait porter la production de 29 millions de t en septembre à 24,8 millions en janvier 2009, sous réserve que tous les membres appliquent cette décision ce qui est raremant le cas. Le Nigéria a l’habitude de dépasser les quotas et menace de quitter le quartel.

L’OPEP ne représente que 42% de la production mondiale, et les autres pays producteurs: Norvège, Russie, Mexique…, n’ont pas l’intention de refermer les vannes.

Les divers membres du quartel sont touchés de manière différentes par la chute actuelle des cours. Les coûts plancher dont certains peuvent s’accommoder varie en fonction des coûts d’extraction, de la dépendance économique au pétrole et de la situation économique de chaque pays.  Les pays les plus pétro-dépendants: Vénézuela, Iran, Nigéria, Algérie, redoutent de subir une double peine: baisse des cours et baisse de la production.

L’OPEP décide de ne pas diminuer sa production, pour l’instant

30 novembre 2008

opecAvec des prix du brut en dessous de 50$ le baril, on aurait pu supposer que l’OPEP fermerait le robinet le plus tôt possible. Certains de ses membres comme l’Iran, le Nigéria  et le Venezuela disent que leurs économies nationales soufrent terriblement de cette baisse des cours.

L’OPEP réunie samedi 29 novembre a reporté sa décision sur la diminution de la production.

Cette décision est favorable pour les grandes économies occidentales, la Chine et L’Inde. Des prix du pétrole plus élevés pousseraient les pays fragilisés par la crise dans une récession plus profonde.

L’Arabie Saoudite souhaiterait une élévation des prix de 20$ pour amener le prix du baril à un prix raisonnable autour de 75$  qui éviterait de geler les investissements dans le secteur et qui mènerait à une crise des approvisionnements dans l’avenir.

Le Président de l’OPEP, Chakib Khelil a déclaré que l’organisation « accepte de prendre le 17 décembre, lors de la prochaine réunion de l’OPEP à Alger, toutes les mesures nécessaires de façon à ajuster l’offre à la demande pour réaliser la stabilité du marché ».

La  non décision de l’OPEP sera peut-être la seule bonne nouvelle économique de cette fin d’année au moins jusqu’au 17 décembre.

La baisse du cours du brut: bonne ou mauvaise nouvelle?

23 novembre 2008

prix-brut-20-11-08Pour les consommateurs une baisse des prix est évidemment une bonne nouvelle alors que pour les pays producteurs c’est l’inverse.  Un prix du baril trop bas va dissuader les sociétés pétrolières et les produits producteurs d’investir avec pour conséquence une nouvelle flambée des prix lorsque la demande repartira.

La rentabilité de nombreux projets sont basés sur un prix du brut de 70 à 90$ le baril, les projets qui ne sont pas engagés aujourd’hui risquent d’être stoppés dans l’attente d’une orientation des prix à la hausse. Si ces investissements ne sont pas réalisés, les prix pourraient être alors plus élevés que l’été dernier lorsque la demande repartira.

Le patron de TOTAL Christophe de Margerie a déclaré  le 23 novembre sur RTL: “Je pense que ça commence à devenir dangereux. Je pense qu’avec une vue à même pas long terme, un peu à moyen terme, on commence à toucher quelque chose qui va freiner les investissements, dans un secteur qui est le nerf de la guerre, l’énergie”

Les prix bas aujourd’hui, bonne ou mauvaise nouvelle, c’est l’objet de notre nouveau sondage.

Résultat du sondage: La baisse du cours du brut va-t-elle se poursuivre dans le dernier trimestre 2008?

23 novembre 2008

Le 14 septembre nous avons mis en ligne un sondage sur la baisse du cours du pétrole qui était déjà amorcée depuis le 11 juillet 2008 avec un plafond historique de 147$ le baril. Les experts à l’époque prévoyaient même un baril à 20$ à la fin de l’année.

53,7 %  des personnes qui ont participé au sondage ont jugés au moment de leur vote que la baisse des cours du brut allait se poursuivre.

Cette chute due à  l’action conjuguée de la baisse de la consommation en particulier aux Etats-Unis et en Chine, et de la crise économique mondiale qui va se poursuivre en 2009, avec pour certains la possibilité de descendre jusqu’à 40$. La baisse de production décidée par l’OPEP en octobre n’a pas eu d’influence sur l’orientation à la baisse.